Un grand plat signé Primavera – Jean François
Ce grand plat en céramique signé Primavera – Jean François s’inscrit dans la grande tradition des productions issues de l’atelier Primavera. Fondé par les grands magasins du Printemps au début du XXᵉ siècle, cet atelier a rapidement acquis une réputation d’excellence. Il a su réunir, dès les années 1920, des artistes et décorateurs de premier plan. Ainsi, il a contribué au renouveau des arts décoratifs français.
L’atelier Primavera et le renouveau des arts décoratifs
Créé en 1912, l’atelier Primavera avait pour objectif de promouvoir l’artisanat d’art français. Il proposait des objets décoratifs alliant qualité, innovation et élégance. De plus, il collaborait avec de nombreux artistes issus des écoles d’arts appliqués parisiennes.
Les productions en céramique occupent une place centrale dans son développement. En effet, elles se distinguent par une grande liberté formelle et une recherche constante sur les matières. Par conséquent, Primavera devient, dans l’entre-deux-guerres, une référence majeure dans ce domaine.
Jean François et le dialogue avec Madeleine Sougez
Jean François fait partie des céramistes décorateurs qui ont façonné l’identité visuelle de Primavera. Il se distingue par la finesse de son dessin et par son sens du mouvement. De plus, il adopte une approche picturale très aboutie de la surface.
Par ailleurs, Jean François a fréquemment travaillé à partir des dessins de Madeleine Sougez. Cette artiste majeure de l’atelier fournissait de nombreux modèles décoratifs. Ensuite, Jean François les adaptait au support céramique avec une grande sensibilité. Ainsi, il contribuait à diffuser le langage graphique de Sougez dans les productions Primavera.
Ce dialogue entre dessin et matière confère à ses œuvres une qualité artistique particulière. En outre, il renforce leur cohérence esthétique.
La maîtrise de l’irisation et des reflets métalliques
L’une des signatures de Jean François réside dans sa recherche sur les émaux irisés. Il développe également des effets métalliques très subtils. Sur ce plat, on observe des variations chromatiques mêlant ocres, rouges, beiges et bruns.
De plus, ces tonalités sont enrichies de reflets cuivrés et dorés. Selon l’angle de lumière, des nuances argentées apparaissent. Ainsi, la surface évolue en permanence.
Ces effets résultent de superpositions d’émaux et de cuissons complexes. Par conséquent, ils créent une profondeur visuelle remarquable. De surcroît, ils constituent aujourd’hui l’un des aspects les plus recherchés de sa production.
Un décor mythologique inspiré des années 1920–1930
Le décor représente un personnage ailé chevauchant un cheval ailé. Il évoque les grandes figures de la mythologie antique, notamment Pégase. Ce type de scène était très apprécié dans l’entre-deux-guerres. En effet, il associait culture classique et modernité.
La composition circulaire épouse parfaitement le format du plat. De plus, le dessin reste fluide et équilibré. Il traduit une maîtrise complète du mouvement. Par ailleurs, il reflète l’influence des modèles de Madeleine Sougez.
Technique, matière et qualité d’exécution
La pièce est réalisée en terre chamottée. Ce matériau garantit solidité et stabilité. Ensuite, l’artisan applique un émail ancien présentant de fines craquelures naturelles.
Ces craquelures sont typiques des productions de l’époque. En outre, elles renforcent le charme de la pièce. Les variations de texture et de couleur témoignent d’un savoir-faire artisanal élevé.
La signature manuscrite « Primavera – J. François » apparaît au revers. Elle garantit l’authenticité de l’œuvre.
État de conservation
Ce plat présente un très bel état général. Un petit manque ancien en bordure a nécessité une restauration professionnelle. Aujourd’hui, cette intervention reste totalement invisible.
De plus, elle n’altère ni la solidité ni l’esthétique de la pièce. L’ensemble conserve une patine homogène et cohérente avec son ancienneté.
Une pièce de collection et de décoration
Par son format généreux, ce plat séduit immédiatement. Son décor, son irisation et son lien avec Madeleine Sougez renforcent son intérêt. Ainsi, il constitue une pièce de choix pour les collectionneurs et amateurs d’art décoratif.
Il trouve naturellement sa place dans un intérieur contemporain. Il s’intègre aussi parfaitement dans une collection spécialisée. Enfin, il valorise tout espace dédié aux arts décoratifs de l’entre-deux-guerres.
Sélectionné avec soin, ce plat est proposé dans un excellent état de présentation. Il sera expédié avec le plus grand soin.
Une pièce similaire, un vase, signé Primavera – J. François et présentant un décor mythologique proche, a été adjugée 2 090 € lors d’une vente aux enchères chez Tajan en novembre 2014, attestant de l’intérêt des collectionneurs pour ce type d’œuvre.


















